

Titre original : Superspy
1944. Deux scientifiques rejoignent une base secrète américaine à Los Alamos, au Nouveau Mexique. Parmi eux, Klaus Fuchs. Leur tâche est d'élaborer les premières armes nucléaires de l'Histoire. Ils créent la première bombe au plutonium, celle-là même que les États-Unis lâcheront, quelques mois plus tard, sur Nagasaki. L'équipe de scientifiques se félicite de cet exploit mais ne soupçonne pas que Klaus Fuchs est en fait un espion soviétique. Les informations qu'il collecte serviront à munir Moscou de la bombe atomique, dès 1949. Images d'archives inédites et reconstitutions font de ce document un témoignage d'une grande valeur.
Distribution
Sean Pertwee (narrateur)
Marco Hofschneider (Klaus Fuchs)
Jonathan Firth (Rudolf Peierls)
Shane Dean (Capitaine De Silva)
Christina Catalina (Young Kristal)
Joe Jones (Robert Oppenheimer)
Mark Lawler (Edward Teller)
Lucy Gaskell (Genia Peierls)
Ross Collins (George Kistiakowsky)
Kristin Atwell (Kristal)
Gene Ganssle (Harry Gold)
Gergo Danka (Igor Kurchatov)
Slade Hall (Stan Ulam)
Shannon Whirry (Kitty Oppenheimer)
Gerrard McArthur (Henry Arnold)
Breffni McKenna (Alexander Feklisov)
Noah Lee Margetts (Robert Lamphere)
David Barrass (Seymon Kremmer)
Martina Maria Reichart (Sonia)
Crédit photos © BBC
Titre original : The Spy from Moscow
En 1960, Oleg Penkovsky, un colonel russe, souhaite transmettre des informations importantes au bloc occidental concernant Khrouchtchev et sa stratégie nucléaire. Il devient alors un agent double travaillant pour la CIA. Les informations qu'il recueille - notamment le nombre de missiles nucléaires dont dispose l'URSS - se retrouvent entre les mains de John Fitzgerald Kennedy, permettant au président des États-Unis de résoudre la crise de Cuba sans catastrophe nucléaire. Malheureusement, Penkovsky ne bénéficiera pas de la protection du bloc occidental pour ses services rendus et sera exécuté par Moscou en 1963. Ce film basé sur les archives de la CIA et du KGB reconstitue fidèlement des faits grâce auxquels on découvre un acteur majeur méconnu de la Guerre froide.
Distribution
Sean Pertwee (narrateur)
Mark Bonnar (Oleg Penkovsky)
Peter Lindford (Greville Wynne)
Andrew Havill (Harry Shergold)
Tim Flavin (Joe Bulik)
Constantine Gregory (Sergei Varentsov)
Lucy Liemann (Janet Chisholm)
Michael Gorevoy (Gribanov)
Vincent Marzello (John McCone)
Bradley Lavelle (Greybeal)
Vincent Riotta (Brugioni)
Crédit photos © BBC
Titre original : The Terror Trader
L'obtention d'armes nucléaires par des pays instables ou soupçonnés de financer le terrorisme international est l'une des plus grandes peurs de l'Occident. Ce cauchemar tant redouté pourrait bien voir le jour à cause d'un homme : Abdul Qadeer Khan considéré comme le "père de la bombe islamique". Engagé en 1972 dans l'usine d'enrichissement d'uranium Urenco aux Pays-Bas, il y vole des plans de centrifugeuses ultra secrets qui profiteront à son pays d'origine, le Pakistan et à bien d'autres. Il revendra en effet à prix d'or ses informations à des pays désireux de posséder un arsenal nucléaire comme la Corée du Nord, la Lybie et l'Iran. Une enquête fouillée et inquiétante sur la naissance et le développement du marché noir des armes atomiques.
Distribution
Sean Pertwee (narrateur)
Dalip Tahil (AQ Kahn)
Daniel Philpot (Security Guard)
Erich Redman (Gotthard Lerch)
Francis Montarry (Heinz Mebus)
Richard Demaye (agent des douanes)
Mourad Zaquui (Pervez)
Ashvin-Kumar Joshi (BSA Thair)
Ettuhei Abdellatif (Farouk)
Collaboration
David Albright : Inst. for Science & International Security
Robert Barlow : CIA 1985-88
Gordon Corera : auteur de « Shopping for Bombs »
Trevor Edwards : ancien employé d’URENCO
Robert Einhorn : Ministère des Affaires étrangères É.-U. 1999-2001
Olli Heinonen : DG adjoint de l’AIEA
Robert Joseph : Ministère des Affaires étrangères É.-U.
Crédit photos © BBC
Titre original : Superbomb
La course à l'armement continue entre les deux blocs. Le défi des États-Unis et de l'URSS est maintenant de parvenir à un nouvel exploit scientifique : fabriquer un bombe à hydrogène. A la fin des années 1940, dans le camp soviétique, c'est le chercheur Sakharov qui est en charge du projet, tandis qu'aux États-Unis, deux scientifiques de Los Alamos, Teller et Oppenheimer, s'activent à sa mise en chantier. Partout dans le monde, les populations se préparent à se réfugier dans les abris nucléaires en cas d'attaque : si la bombe à hydrogène était mise en service, elle serait capable d'infliger 1000 fois plus de dégâts que les bombes atomiques lâchées sur Hiroshima et Nagasaki.
Distribution
Sean Pertwee (narrateur)
Joe Jones (Robert Oppenheimer)
Shannon Whirry (Kitty Oppenheimer)
Mark Lawler (Edward Teller)
Slade Hall (Stan Ulam)
Ben Tyler (Dean Acheson)
Marco Hofschnider (Klaus Fuchs)
Andrew Scott (Sakharov)
Gergo Danka (Igor Kurchatov)
Dennis Ford (Amiral Lewis Strauss)
Gerrard McArthur (Henry Arnold)
Noah Lee Margetts (Robert Lamphere)
Boris Isarov (Beria)
Dick Baniszewski (Général russe)
Gene Ganssle (Harry Gold)
Cliff Baldwin Smith (Robb)
Stephen Gresser (témoin Isidor Rabi)
Mark Glukman (témoin Vannevar Bush)
Crédit photos © BBC
Titre original : Vanunu and the Bomb
Le 1er Septembre 1986, un journaliste du Sunday Times est contacté par Mordechai Vanunu. Ce technicien nucléaire a découvert qu'Israël a développé dans le plus grand secret des armes nucléaires dans la base de Dimona. Au péril de sa vie, il a pris des clichés des installations où les bombes ont été conçues. En échange de la protection du Sunday Times et d'une forte somme d'argent, il accepte de révéler son histoire au monde entier. Dès lors, le Mossad se lance à sa poursuite pour le ramener en Israël et le faire juger pour trahison. Entrecoupé d'images d'archives et de témoignages, la reconstitution détaillée et fidèle nous fait revivre cette période critique de la course à l'armement.
Distribution
Sean Pertwee (narrateur)
Rene Zagger (Mordechai Vanunu)
Nick Moran (Oscar Guerrero)
Celia Meiras (Wendy Robbins)
Lucia Giannecchini (Cindy Hanin)
Mark Ross (Peter Hounam)
Tom Price (Max Prangnell)
Fred Pearson (Frank Barnaby)
Collaboration
Frank Barnaby : physicien
Avner Cohen : auteur de « Israel and the Bomb »
Peter Hounam : ex journaliste de « Insight »
Joseph Tommy Lapid : ancien ministre israélien de la Justice
Robin Morgan : ex rédacteur en chef de « Insight »
Max Prangnell : ex journaliste de « Insight »
Wendy Robbins : ex stagiaire au « Sunday Times »
Crédit photos © BBC
Oleg Penkovsky (1919 - 1963) était colonel au sein du GRU (renseignements militaires russes), lorsqu'il est arrêté et condamné pour avoir transmis à l'Ouest une multitude de secrets sur les armes nucléaires russes et sur son service d'espionnage. Son arrestation donna lieu à un procès à grand spectacle.
Lors de la crise des missiles de Cuba, il donna au MI6 l'information que l'URSS ne disposait que de 300 missiles nucléaires stratégiques. Les États-Unis possédant un millier de missiles, Kennedy tint tête à Khrouchtchev, car c'était probablement la dernière époque où la balance numérique était potentiellement à l'avantage des États-Unis.
Arrêté en 1962 par le KGB, il est condamné et tué d'une balle en 1963.
Une Commission du Sénat américain de 1976 a montré que la CIA avait fabriqué à l'époque un vrai-faux journal intime d'Oleg Penkovsky, qui est devenu un best-seller aux États-Unis. Celui-ci attribuait notamment à Penkovsky d'avoir donné aux Américains des informations qu'ils ont obtenues par d'autres moyens. Le KGB et le MI6 ont construit deux autres versions, pour le public, à propos de Penkovsky.
Le physicien allemand Emil Julius Klaus Fuchs (1911 - 1988) qui participa au Projet Manhattan durant la Seconde Guerre mondiale.
Il travailla au laboratoire national de Los Alamos, et a l'établissement de recherche atomique d'Harwell.
Recruté par l'agent du NKVD (Commissariat du peuple aux Affaires intérieures) Alexandre Feklisov dans les années 1940, il fut découvert par le biais du projet Venona de cryptanalyse des messages envoyés les agences de renseignement soviétiques. En 1950 il avoue son espionnage au profit de l'Union soviétique et est condamné à 14 ans de prison pour avoir divulgué des secrets concernant les bombes atomiques.
En 1959, après 9 ans de prison, il est libéré et retourne en Allemagne de l'Est. Son arrestation fut à l'origine de l'affaire Rosenberg. Il est mort en 1988 à Berlin-Est.
Robert Oppenheimer (1904 - 1967) est un physicien américain. En tant que directeur scientifique du projet Manhattan, il est considéré comme le père de la bombe atomique américaine.
En raison de ses prises de positions sur les risques d'une course à l'armement nucléaire, il est une des victimes du maccarthisme et il voit son certificat de sécurité révoqué. Il faut attendre 1963 pour qu'il soit réhabilité politique lorsque le gouvernement des États-Unis lui décerne le Prix Enrico Fermi.
Edward Teller (Teller Ede en hongrois) (1908 - 2003) est un physicien nucléaire hungaro-américain.
Il est connu proverbialement comme le père de la bombe à hydrogène et un fervent défenseur de cette arme, à l'encontre de plusieurs scientifiques ayant travaillé avec lui sur le Projet Manhattan (notamment Robert Oppenheimer). Cela entraîna une profonde rupture entre lui et le reste du monde scientifique, à tel point qu'Isidor Isaac Rabi déclare : « Le monde serait meilleur sans Edward Teller ».
Mordechai Vanunu est un technicien nucléaire et militant israélien né au Maroc le 13 octobre 1954. Vanunu s'est fait connaître du grand public en révélant photos à l'appui au journal anglais « The Sunday Times » l'existence centre de recherche nucléaire israélien de Dimona, où l'on suppose que l'État hébreu a développé l'arme nucléaire. Vanunu a été jugé et condamné pour « trahison de secret d'État».
Abdul Qadeer Khan est un scientifique pakistanais, né en 1935 à Bhopal (Inde), plus connu comme l'inventeur de la bombe atomique du Pakistan et surnommé « Dr. A.Q.».
Issu des classes moyennes indiennes, Abdul Qadeer Khan devient ingénieur à l'université de Karachi avant d'obtenir le diplôme de doctorat de l'université catholique de Louvain (Belgique).
Il a reconnu, en janvier 2004, avoir participé à un trafic d'armes nucléaires à destination de la Corée du Nord, de la Libye et de l'Iran.
Selon un rapport de juin 2008 de l'ancien inspecteur de l'AIEA et chercheur à l'ISIS David Albright, Le réseau Khan aurait notamment vendu des plans d'armes nucléaires compactes parfaitement adaptées aux vecteurs balistiques développés par des pays tels que l'Iran.
Nom de code du projet de recherche mené pendant la Seconde Guerre mondiale, qui permit aux États-Unis, assistés par le Royaume-Uni, le Canada et des chercheurs européens, de réaliser la première bombe A de l'histoire en 1945, le projet Manhattan fut lancé en 1942 dans le plus grand secret, sous la direction du physicien Robert Oppenheimer, suite à une lettre d'Albert Einstein au président Roosevelt selon laquelle l'Allemagne nazie travaillait sur un projet équivalent.
Le premier test d'une bombe au plutonium eut lieu le 16 juillet 1945 dans le désert de Jornado del Muerto, dans l’État du Nouveau-Mexique. L’explosion dégagea une force équivalente à 21 000 tonnes de TNT.
Au cours de l'année 1949, des rumeurs de plus en plus persistantes tendent à indiquer que l'URSS possèderait l'arme atomique. De fait, le 29 août 1949, une bombe de 22 kilotonnes, dont la puissance est à peu près comparable à celle utilisée par les Américains à Nagasaki en août 1945, est testée à Semipalatinsk, au Kazakhstan. La nouvelle reste d'abord secrète. Mais des traces radioactives détectées par les Américains incitent leur président, Harry S. Truman, à annoncer à ses compatriotes le 23 septembre que les Soviétiques ont fait exploser une bombe atomique.
Dès 1946 le gouvernement américain adopte une règlementation qui empêche la diffusion à d'autres pays, même alliés, de sa technologie atomique. En janvier 1947, le gouvernement britannique dirigé par Clement Attlee réagit en mettant sur pied l'opération Hurricane visant à doter le Royaume-Uni d'une bombe atomique. C'est dans le secret, le 3 octobre 1952, que le Royaume-Uni procède à l'essai de sa première bombe atomique. Celui-ci a lieu aux îles Monte Bello, à environ 80 kilomètres au nord-ouest de l'Australie. Le Royaume-Uni devient le troisième pays à posséder la bombe atomique.
C'est sous la IVe république (1946-1958) que la France entreprend des recherches visant à développer l'arme atomique. Les travaux aboutissent le 13 février 1960 avec le test réussi d'une bombe de 70 kilotonnes, surnommée Gerboise bleue, à Reggane, dans le désert du Tanezrouf en Algérie.
La première bombe atomique, larguée le 6 août 1945 sur Hiroshima, ne fut pas le résultat de recherches tâtonnantes d'apprentis sorciers. De grands scientifiques ont conjugué leurs efforts pour maîtriser le feu nucléaire et mettre enfin au point leur oeuvre : le plus puissant engin de mort jamais réalisé. Il a fallu, comme le montrent des documents militaires de l'époque, préparer soigneusement un avion et son équipage pour pouvoir lâcher la bombe sur un objectif «stratégique». Trois jours après que le premier modèle de la bombe A eut rasé Hiroshima, c'est Nagasaki qui reçut le second spécimen.
En 1944, deux scientifiques rejoignent une base secrète américaine à Los Alamos, au Nouveau Mexique. Parmi eux, Klaus Fuchs. Leur tâche est d'élaborer les premières armes nucléaires de l'Histoire. Ils créent la première bombe au plutonium, celle-là même que les Etats-Unis lâcheront, quelques mois plus tard, sur Nagasaki. L'équipe de scientifiques se félicite de cet exploit mais ne soupçonne pas que Klaus Fuchs est en fait un espion soviétique. Les informations qu'il collecte serviront à munir Moscou de la bombe atomique dès 1949.
En 1960, Oleg Penkovsky, un colonel russe, souhaite transmettre des informations importantes au bloc occidental concernant Khrouchtchev et sa stratégie nucléaire. Il devient alors un agent double travaillant pour la CIA. Les informations qu'il recueille se retrouvent entre les mains de John Fitzgerald Kennedy, permettant au président des Etats-Unis de sortir son pays de la crise de Cuba. Malheureusement, Penkovsky ne bénéficiera pas de la protection du bloc occidental pour ses services rendus et sera exécuté par Moscou en 1963.
Abdul Qadeer Khan est considéré comme le «père de la bombe islamique». Engagé en 1972 dans l'usine d'enrichissement d'uranium Urenco aux Pays-Bas, il y a volé des plans ultra-secrets de centrifugeuses qui ont profité à son pays, le Pakistan, et à bien d'autres. Il a en effet revendu à prix d'or ces informations à des pays désireux de posséder un arsenal nucléaire comme la Corée du Nord, la Lybie et l'Iran.
A la fin des années 1940, le chercheur soviétique Sakharov est en charge du projet de la bombe à hydrogène, tandis qu'aux Etats-Unis, deux scientifiques de Los Alamos, Teller et Oppenheimer, s'activent eux aussi à son élaboration. Partout dans le monde, les populations se préparent à se réfugier dans les abris nucléaires en cas d'attaque : la bombe à hydrogène serait capable d'infliger mille fois plus de dégâts que les bombes atomiques lâchées sur Hiroshima et Nagasaki.
Le 1er septembre 1986, un journaliste du Sunday Times est contacté par Mordechai Vanunu. Ce technicien nucléaire a découvert qu'Israël avait développé des armes nucléaires dans la base de Dimona dans le plus grand secret. En échange de la protection du Sunday Times et d'une forte somme d'argent, il accepte de révéler son histoire au monde entier. Dès lors, le Mossad se lance à sa poursuite pour le ramener en Israël et le faire juger pour trahison.